Maria Walkowiak : « Ce qui m’intéresse, c’est l’humain »

Depuis deux ans, Maria enchaîne les missions de bénévolat. Rendre l’expérience des coureurs plus agréable est devenu une passion grâce à laquelle elle s’est notamment retrouvée à table avec des anciens vainqueurs du trail le plus réputé au monde, l’UTMB.

Tout est allé très vite pour Maria Walkowiak. Il y a trois ans, la course à pied lui était totalement étrangère. Aujourd’hui, elle fait partie de sa vie. En tant que coureuse, mais surtout en tant que bénévole. Une activité qu’elle a découvert par hasard et qui a pris une place prépondérante dans son quotidien pour une raison simple : l’humain. C’est cela qui prime pour Maria. Elle a découvert un monde où responsabilité rime avec plaisir et où l’objectif est le bonheur des participants. Une finalité qui rejoint celle de son métier d’infirmière, où son quotidien est de prendre soin de ses patients.

Tour d'horizon des éléments les plus marquants de sa carrière de bénévole :

Là où tout a commencé

« J’ai commencé la course à pied par le marathon du Médoc en 2016 et je me suis intéressée à cet univers, très particulier. J’aime beaucoup la distance et j’ai trouvé le marathon trop court. Je me suis renseignée sur les autres formats et en regardant des vidéos j’ai découvert le trail. Je suis tombée sur l’UTMB par hasard ! Puis un ami m’a proposé d’être bénévole sur cette course en 2017, et je suis partie avec lui. J’ai d’abord préparé les sacs de picnic pour les bénévoles signaleurs qui partaient pour toute la journée sur le parcours, puis on m’a proposé de travailler sur le self du QG des bénévoles à l’UCPA de Chamonix. Ça m’a permis d’être au coeur de l’ambiance et de rencontrer beaucoup de personnes très cools. J’y suis ensuite retournée en 2018, puis en 2019. »

Au resto avec des vainqueurs de l’UTMB

« Lorsque je suis arrivée à Chamonix pour l’UTMB, je ne connaissais rien. J’avais déjà entendu parler de Kilian Jornet, mais de loin. Sur la ligne de départ, j’ai proposé à un coureur de prendre l’emballage de sa compote pour la jeter à la poubelle, puis je lui ai souhaité bonne course en lui disant que ça allait être long. Il m’a répondu : « Oh, je connais la course. J’ai même terminé premier une fois ! ». C’était Vincent Delebarre ! Il a gagné la deuxième édition de l’UTMB en 2004. De fil en aiguille, je me suis retrouvée au resto avec lui, Stéphane Brogniard et Dawa Sherpa (vainqueur du premier UTMB en 2003, NDLR) le lendemain de la course. Il ne manquait plus que Kilian ! Et à chaque fois que je croise Dawa Sherpa, on se donne des nouvelles. »

Bonne humeur salvatrice

« Ce que j’aime, c’est le long. Cette année je fais beaucoup de courses d’ultra-distance, comme l’Ultra-marin (177 km). Et je sais ce qu’un sourire peut procurer. C’est pour cela qu’il faut garder la bonne humeur constamment. Les coureurs sont parfois stressés par leur course et un simple sourire peut changer la donne. Ça soigne tout ! »

Bénévole et coureuse

« Cette année, j’ai cumulé les casquettes sur les 20 km de Paris. Coureuse et bénévole. Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer ! Après ma course, j’étais placée à l’arrivée pour fluidifier l’évacuation des finishers. Tout le monde se prend en photo sur la ligne d’arrivée, et il faut absolument faire avancer les gens pour que l’endroit soit accessible aux secours en cas de problème, car il y a souvent des malaises à l’arrivée. Tout s’est bien passé et on a pu gérer tous les problèmes sans difficultés. »

Infirmière et bénévole : même finalité

« Entre mon métier et mes missions de bénévolat, tout est combiné. Lorsque l’on est bénévole, on fait tout pour que les gens aillent bien, qu’ils soient heureux. C’est la même chose en tant qu’infirmière, on veut que les patients guérissent et qu’ils puissent rentrer chez eux. Être payée ou pas, ça m’est égal. J’en ai besoin, certes, mais je ferais autre chose si je voulais gagner de l’argent. J’étais commerciale il y a quelques années et je gagnais bien ma vie, mais cela ne me convenait pas. Ce qui m’intéresse, c’est l’humain. »

Des vacances proactives

« Sur l’UTMB, il y a toujours des choses qui se passent. Des arrivées, des départs, des animations… Pendant une semaine, ça ne s’arrête pas ! C’est comme une semaine de vacances à la montagne. On rencontre des gens sympas et on passe de bons moments. »

Amis et famille

« J’ai rencontré un couple sur l’UTMB avec qui je me suis liée d’une forte amitié. Quelques mois plus tard, ils ont été hébergés par ma marraine pendant leur voyage au Chili ! Grâce à ça, j’ai initié ma marraine au monde du bénévolat. Elle est venue sur l’UTMB l’année suivante, et j’ai réussi à motiver mes parents aussi. Je voulais qu’ils se sociabilisent en dehors de leurs habitudes et ça les a branché. »

Par Gabriel Duclos