Courir pour sa survie à la Zombie run

Pas de chrono ni de classement, l’unique but est d’arriver jusqu’au bout en vie. L’an dernier, plus de 3000 courageux coureurs n’ont pas hésité à se mesurer à cette course d’obstacles pas comme les autres.

Voilà 4 ans qu’à la même période, une course un peu particulière se tient près de Douvre, en Belgique. Un savant mélange entre parcours d’obstacles, bain de boue et maison hantée. L’an dernier, ils étaient plus de 3000 courageux à vouloir se frotter à la version parisienne. Ce samedi 19 octobre, la Zombie Run revient s’installer sur l’île de loisirs de Jablines (77) pour la seconde édition. Deux autres villes de France se sont également préparées à accueillir une nouvelle vague de morts-vivants : rendez-vous au parc de loisirs de la Forêt de Haye, près de Nancy, le 2 novembre et au Grand Parc Miribel Jonage dans les environs de Lyon, le 9 novembre.

Plongez dans un univers

Le parcours s’étale sur 8 km et contient douze obstacles. Des murs à escalader, des fosses de boue, des passages d’eau glacée et des zones électrifiées... C’est un vrai parcours du combattant. Ces derniers font partie intégrante de la course mais rien ne vous oblige à les franchir. Jusque-là, la Zombie Run ressemble plutôt à une course d’obstacles classique... Ne vous méprenez pas.

Imaginez-vous maintenant faire ce même chemin dans un cimetière, au cœur d’une zone de guerre, en plein milieu d’une forêt remplie de clowns psychopathes ou encore au sein de bâtiments désaffectés. Les différentes zones thématiques ont été travaillées pour vous plonger dans un monde effrayant. Et les jeux de sons et lumières augmentent le réalisme. Deux vagues de sauvetage sont organisées : une de jour et une de nuit. Pour la version nocturne, n’oubliez pas votre lampe frontale.

Avant le départ, les coureurs récupèrent leur dossard et une ceinture ornée de deux bandelettes. Elles symbolisent les vies qui leur sont octroyées pour rejoindre la safety zone, autrement dit la ligne d’arrivée. Il faut s’y rendre avec au moins une vie accrochée à sa ceinture. Sauf que la centaine de zombies cachée sur le parcours aura pour objectif d’attraper ces fameuses bandelettes. Et même si le but est de sauver sa peau, certains passages nécessitent un travail d‘équipe. Soyez solidaires et rusés ! Ceux qui échouent à ramener une vie se verront confier un antidote à l’arrivée. Et vous n’en saurez pas plus, car l’organisation reste très secrète sur ce que vous réserve cette aventure insolite…

Adaptation thermique

Il faut toujours penser à s’équiper sérieusement avant d’être bénévole pour une course, d’autant plus quand elle est longue. Par exemple, pour un Ironman, les bénévoles restent debout en plein air une dizaine d’heures. Il faut penser à se couvrir, se protéger, et anticiper les aléas de la météo. Imaginez : une averse drue vous tombe sur le coin du nez alors que vous avez encore cinq heures à attendre. Sans imperméable, on court à la pneumonie. Idem, quand le soleil brille, pensez à la crème solaire. Et les gants sont un équipement indispensable à tout bénévole sur une course hi-vernale !

Des bénévoles acteurs

Dans cette ambiance apocalyptique, tout le monde devrait avoir son lot d’émotions. Y compris les bénévoles qui ont un rôle à tenir. Comme l’indique les organisateurs : « sans eux, aucun sauvetage n’est possible ! Ils sont notre principale force contre l’invasion ». Les missions restent similaires à une course classique avec la préparation du parcours, l’accueil des participants ou la remise des dossards entre autres. Mais les bénévoles , répartis le long de la course, sont habillés aux couleurs de l’armée pour soutenir et veiller sur les survivants lors des obstacles. Treillis, casquettes, garde à vous. L’objectif ultime : guider les coureurs jusqu’à la safety zone. Un poste à double rôle où chaque bénévole apporte sa touche à l’ambiance de la course. Pour ce « service rendu à l’humanité », ces derniers auront droit à un pack de bienvenue, des repas et des vêtements offerts. Une expérience encore plus à part pour les mobilisés de nuit puisque le film d’horreur est poussé à son paroxysme, les cris des « soldats bénévoles » plus retentissant et ceux des coureurs tout autant.

Et enfin le dernier rôle essentiel : le zombie. Car il vous est évidemment possible de jouer le revenant d’outre tombe (pour 25 euros tout de même). Le jeu d’acteur est donc indispensable mais le maquillage y est pour beaucoup. Pour l’occasion, les figurants vont être grimés par des professionnels selon trois types de zombies choisis. Sur le site de l’événement, les créatures sont dévoilées petit à petit. On peut d’ores et déjà découvrir les zombies licornes qui « malgré leur reste de paillettes et de petites fleurs ne sont plus mignons du tout ». Il ne vous reste plus qu’à choisir le bon camp.