Ma première fois en tant que bénévole

Franchir le pas réclame un certain courage et une bonne dose d’altruisme : Sara, Julien, Amandine et Victor nous racontent leurs premières expériences de bénévolat sportif.

Racontez-nous votre première fois en tant que bénévole ?

Sara.
Je me suis inscrite sur la plateforme Sport Bénévoles il y a quelques mois et ma première expérience était sur la Tower Run de la Tour Montparnasse en septembre dernier. J’étais dans les escaliers et je motivais les coureurs.

Julien.
Un ami était bénévole sur le Championnat de France de Badminton à Voiron, il m’a prévenu qu’ils avaient besoin de volontaires en plus. J’ai filé un coup de main sur l’intendance pour les joueurs, principalement.

Amandine.
Je suis inscrite depuis un mois, mais je me suis lancée fin septembre pour le Raid Handi-Valide des Deux Sèvres. Le matin, j’étais signaleur sur le parcours et l’après-midi nous avons tourné sur les stands découverte. C’était super intéressant j’ai rencontré pas mal de monde, j’en retiens une très bonne expérience.

Victor.
Je faisais partie d’une association étudiante dans mon école de commerce qui organise chaque année en mars le Raid Essec EY, une course qui enchaîne trail, VTT et course d’orientation. Je suis intervenu dans le pôle itinéraire surtout. On a fait des sorties en amont pour repérer le parcours dans le Parc naturel régional du Vexin, histoire de baliser. Le jour de la course, je suis parti trois heures avant le départ, à la frontale, avec un partenaire, pour vérifier une dernière fois qu’il n’y avait aucun doute sur le chemin à suivre. Il faisait bien moche, mais j’ai kiffé.

Quand on est dans la course, [...] les bénévoles, [...] ça devient un peu secondaire [...] alors qu’ils sont hyper importants tout au long du parcours

Quel a été le déclic ?

Sara.
Je cours régulièrement et j’ai eu envie d’aider. Quand je participe à des courses, d’habitude je suis de l’autre côté. Là c’était assez marrant d’être du côté des bénévoles. Et je me suis rendue compte que quand on est dans la course, on voit les bénévoles au départ, à l’arrivée et sur les ravitaillements, mais pendant l’effort, ça devient un peu secondaire, on ne se rend plus compte qu’ils sont là alors qu’ils sont hyper importants tout au long du parcours.

Julien.
J’y pensais depuis un moment. J’ai sauté sur l’occasion quand on me l’a proposé, et je ne regrette pas. C’était super de pouvoir donner un peu de son temps sur un week-end. Je suis encore étudiant donc j’ai pas mal de temps.

Amandine.
J’étudie dans l’univers du sport, j’ai fait une licence Staps et là je suis en Master de Management du Sport, mais ces enseignements sont assez théoriques, j’avais envie d’un peu de terrain, et de voir les coulisses d’un événement sportif. Je voulais donner un peu de mon temps, tout en rencontrant des gens.

Victor.
À l’origine, j’ai rejoint cette association pour la partie pratique sportive. On fait des treks, on participe à des raids. Mais en fait une fois que j’ai été sollicité pour organiser l’événement, j’ai adoré. Et je me suis investi dans le second événement organisé par l’association, un urban trail.

Quel est le prochain événement sur lequel vous interviendrez ?

Sara.
Je serai sur la Course des Lumières en novembre, sur la partie parisienne. Je bosse dans un cabinet comptable, donc mon agenda est déjà bien rempli, mais si j’arrive à le caler sur des moments plus calmes, je pense continuer de temps en temps.

Julien.
J’habite à Paris, donc j’hésite encore à m’inscrire pour les Internationaux de France de Badminton fin octobre. Sinon peut-être sur une course à pied, que je pratique aussi.

Victor.
Entre temps j’ai été élu président de l’association sportive, et donc je prépare depuis quelques semaines l’organisation des deux événements annuels en étant aux manettes. C’est à la fois super de coordonner l’ensemble et un peu frustrant parce que je suis parfois moins dans le spécifique.

Les Jeux [...] en 2024, [...] être sur le village avec tous les athlètes, ça, ce serait le rêve.

Est-ce qu’un événement en particulier vous fait rêver ?

Sara.
Pas forcément. La Tower Run j’avais envie de la courir, et c’était déjà bien d’y participer du côté de l’organisation.

Julien.
Les Jeux. Je ne sais pas vraiment où j’en serai en 2024, mais j’aimerais bien participer dans les coulisses. Pourquoi pas être sur le village avec tous les athlètes, ça, ce serait le rêve (rires).

Amandine.
Peut-être des événements type Iron Man, des courses qui sont un objectif pour moi, qui pratique le triathlon en loisir. Je serais intéressée de les faire d’abord en tant que bénévole puis comme participante, ça me rassurerait.

Victor.
À long terme, j’aimerais courir des ultra trails comme la Diagonale des Fous et la Hard Rock, ou des Iron Man comme le Norseman. Donc j’aurais beaucoup de plaisir à les découvrir en tant que bénévole.

Ça paraît simple, mais il y a une grosse logistique en amont, et ça donne beaucoup de valeur au boulot des bénévoles

Qu’est-ce que le bénévolat vous apporte ?

Sara.
Il y a ce côté convivial entre bénévoles, on fait toujours des rencontres intéressantes. Et puis on est là pour aider une cause, aider les autres, et ça fait du bien.

Julien.
On voit l’envers du décors, les coulisses d’un événement. Pourquoi pas plus tard organiser un petit événement sportif, un tournoi ou une journée de compétition. Ce serait un bonus et le bénévolat m’aurait apporté une vue de l’intérieur. On rencontre souvent des gens différents de ceux qu’on côtoie dans notre vie aussi, et c’est de plus en plus rare.

Amandine.
On rencontre des gens, on partage cette expérience à plusieurs. Je me vois bien continuer sur le long terme.

Victor.
Je suis sportif, je participe à pas mal de courses, mais d’avoir pris part à l’organisation de l’une d’entre elles, ça m’a fait prendre du recul sur tout ce qui paraît évident quand tu es concurrent. Le balisage, les dossards, la consigne… Ça paraît simple, mais il y a une grosse logistique en amont, et ça donne beaucoup de valeur au boulot des bénévoles. Bien sûr, tu as toujours des tâches que tu as moins envie de faire, mais au global, je trouve ça hyper enrichissant humainement et très gratifiant. Quand j’étais à l’arrivée du Raid VTT que j’avais balisé et ouvert le parcours, et que les concurrents arrivaient plein de boue et me disaient qu’ils n’avaient eu aucun souci avec le balisage, j’étais super heureux. Ça m’a donné envie de faire plus.